L’apiculture : est-ce une activité pour moi ?

L’apiculture est une activité passionnante mais exigeante… êtes-vous prêt(e) à devenir apiculteur(trice) ?

Pour le savoir, passez en revue tous les points évoqués ici.  Et si vous souhaitez y réfléchir collectivement, participez à la rencontre Découverte de l’abeille et de l’apiculture

 

Où se former ?

Le Groupement de Défense Sanitaire Apicole du Finistère propose des formations destinées aux débutants et à tous les apiculteurs (voir Les formations apicoles…), 1/2 journée “Découverte de l’abeille et de l’apiculture”, 3 journées qui se complètent “Initiation à l’apiculture 1, 2 & 3”. Ensuite, il y a d’autres journées destinées aux apiculteurs plus expérimentés.
Ces formations sont aujourd’hui indispensables… lisez ce qui suit !

Les maladies des abeilles, soins, médicaments ?

L’abeille est un être vivant et comme tout être vivant elle subit des maladies et des prédateurs. Mais avant l’arrivée des divers pesticides, les abeilles vivaient relativement en paix et l’apiculture était un métier pour les uns, un agréable passe-temps pour les autres. Vous avez peut-être dans votre famille un apiculteur, un grand-parent, un vieil oncle… qui a fait de l’apiculture il y a bien longtemps, plus de 50 ans, il vous a fait rêver, vous voulez faire comme lui… et bien ce n’est plus possible. 

Dans les années 1950-1960 sont arrivés divers insecticides et autres “machincides”, puis dans les années 1980 est arrivé le varroa, que l’on appelait Varroa jacobsoni, rebaptisé Varroa destructor, c’est dire sa capacité de nuisance, puis encore en 2004 est arrivé le frelon asiatique, Vespa velutina, qui n’a pas encore de prédateur…

Ces divers fléaux affaiblissent les abeilles et oblige l’apiculteur à surveiller attentivement ses colonies. On ne peut plus s’improviser apiculteur, une formation minimale s’impose; c’est le rôle du Groupement de défense sanitaire apicole du Finistère (GDSA-29).

Voyez d’abord “Découverte de l’abeille et de l’apiculture“, puis si vous êtes intéressé voyez ensuite “Initiation à l’apiculture”  les mercredis ou bien les samedis.
Plus tard, lorsque vous aurez pratiqué l’apiculture une ou deux années, vous vous intéresserez aux formations “Sanitaire et conduite du rucher“, puis “Élevage et introduction de reines” et aussi “Varroa, sortir des traitements conventionnels“,  “La cire, c’est important !

Surtout, n’oubliez pas que le GDSA-29 est là pour vous aider, vous pouvez nous contacter.

Quel matériel et quel coût  ?

Une ruche, c’est un corps de ruche et au moins une hausse, contenant des cadres garnis de cire (entre 100 et 150 €). Quelques outils indispensables : lève-cadre et enfumoir (environ 50 €).
Une tenue de protection est absolument nécessaire (selon le choix, de 50 à 100 €).
Ensuite, le matériel pour la récolte et l’extraction du miel revient au moins à 150 €… sans l’extracteur.

Quelle ruche choisir ?

Les types de ruches sont très divers; vous entendrez parler de Dadant, Langstroth, Warré, Voirnot, Layens, kéniane. Le plus simple est d’utiliser pour commencer le type de ruches le plus fréquent dans votre région. Nous recommandons aux débutants d’utiliser la ruche Dadant-10 cadres, c’est celle que nous utilisons le plus fréquemment. Voir “Quelle type de ruche choisir ?

Un rucher, où et comment ?

Un rucher ne s’installe pas n’importe où. Il existe une législation indiquant les distances à respecter. Mais il peut y avoir aussi des voisins qui verront d’un mauvais œil l’installation d’un rucher dans le voisinage…
L’endroit choisi doit être bien pensé : accessibilité, orientation, zone propice à différentes miellées…

Voir  Choisir le bon emplacement pour un rucher .

Que dit la législation ? et qu’en pensent les voisins ?

La législation est une chose, le confort des voisins en est une autre !
Voyez ce que dit la législation :  Emplacement des ruchers 

Où se procurer des abeilles et quelle race d’abeille choisir ?

L’idéal serait trouver un essaim venant de sortir de sa ruche… mais ne croyez pas trop au Père Noël !
Il vous faudra trouver un  apiculteur qui pourrait vous vendre une colonie d’abeilles, mais il faudra demander à un apiculteur plus expérimenté de visiter la ruche contenant la colonie afin de vérifier son état sanitaire. Les fournisseurs de matériel apicole proposent des petites colonies sur 5-6 cadres. Les tarifs sont très variables, de 100 à 150 €.

Les abeilles, ça pique vraiment ?

Mais oui, les abeilles possèdent un dard… et ça pique et ça fait mal !
Si vous devenez apiculteur, il vous arrivera d’être piqué… plus d’une fois. Les colonies d’abeilles sont douces au début de la belle saison, mais la colonie se développant, il faut être prudent. Si vous êtes sensible, voire allergique aux piqûres d’insectes, il vaut mieux choisir une autre activité.

Faut-il une assurance ?

Oui, bien sûr. Vérifiez auprès de votre assureur s’il prend en compte les risques concernant l’apiculture. Vous pouvez aussi souscrire une assurance “ruches” par l’intermédiaire du GDSA-29, voir Assurance proposée par le GDSA-29 à ses adhérents

Napi, Siret… Ques aco ?

Dès que vous possédez une ruche, il faut la déclarer : Déclarer ses ruches et obtenir un NAPI “. Les nouveaux apiculteurs doivent réaliser une déclaration de ruches dès l’installation de la première colonie”. 

Si votre miel est destiné à votre propre consommation et à celle de votre famille proche, vous n’avez pas à demander un n°Siret. En revanche si vous distribuez votre miel en dehors de votre proche famille, il vous faut un n° Siret. Avant de poursuivre, le verbe “distribuer” pour le législateur signifie : vous le donnez, vous le vendez, vous êtes considéré comme un entrepreneur, vous dirigez une entreprise.
Consultez la page de la Société Centrale d’Apiculture concernant ces démarches : SCA, démarches obligatoires